Thé Nature
Thé vert :
Un thé vert est un thé non fermenté lors de sa fabrication. Ce type de thé est très populaire en Chine et au Japon, où il est réputé avoir les propriétés thérapeutiques les plus efficaces. Il se répand de plus en plus en Occident, où traditionnellement on boit plutôt du thé noir. Sa fabrication se déroule en 3 étapes : pour détruire les enzymes responsables de sa fermentation on procède à la torréfaction. Pour cela et selon la méthode chinoise on chauffe les feuilles à une température de l'ordre de 100°C, dans des bassines ou à la vapeur selon la méthode japonaise, pendant une durée variant de 30 secondes à 5 minutes. Les feuilles s’assouplissent ce qui les rend plus malléables pour le roulage.Car ensuite les feuilles sont roulées ou pliées à la main pour leur donner une forme de bâtonnet, de boule, de torsade ou même de feuille de thé. Enfin la dernière étape consiste à faire sécher les feuilles sur des séchoirs, où circule de l'air chaud pendant deux à trois minutes. Elles reposent pendant une demi-heure et l'opération est répétée jusqu'à ce que les feuilles ne contiennent plus que 5 à 6% d'eau c ‘est ce qu’on appelle la dessiccation.
Thé blanc :
Ce sont des thés restés à l'état naturel. Les feuilles ne subissent ici que deux opérations : un flétrissage et une dessiccation. La production des thés blancs est l'une des plus délicates. En effet son flétrissage se fait à l'air libre ce qui rend l’opération impossible à contrôler en termes d'humidité et de chaleur. L'art du planteur consiste à bien anticiper les conditions climatiques et s’adapter en conséquence le moment de la récolte. Ensuite pour obtenir une déperdition d'eau comme les autres thés, on laisse les feuilles se flétrir beaucoup plus longtemps : de 52 à 60 heures. Pou finir, on les dessèche dans des bassines pendant à peu près une demi-heure. Les thés blancs sont une spécialité chinoise de la région du Fujian.
Thé oolong :
Semi-fermentéThé pu erh appelé également thé sombre :
Le thé Pu-erh est un thé post-fermenté qui doit son nom à la région de Pu'er, dans la province chinoise du Yunnan. Le pu erh est le seul thé millésimé c’est pourquoi il peut être conservé jusqu'à 50 ans (l'âge moyen se situe entre un et quatre ans). Il acquiert pendant ce temps une saveur terreuse due à la fermentation. Le pu-erh ne perd pas ses qualités en vieillissant d'une année ou deux et les dégustateurs le classent en fonction de l'année de production.
Le pu-erh est considéré en Chine comme une boisson médicinale. Il est réputé faciliter la digestion. Certaines études médicales attestent que le pu-erh contribue à réduire le niveau de cholestérol et d'acides gras saturés et pourrait aider à la perte de poids.
Darjeeling :
Le darjeeling est considéré comme le champagne des thés.
Thé fermenté par excellence il se caractérise par son subtil parfum d’amande fraîche ou de muscat.Les darjeelings sont généralement vendus sous leurs noms de jardin : ex Darjeeling Jungpana. Darjeeling est une ville importante environ 40 000 habitants, elle se situe à 2145 mètres d’altitude.
C’est en partie les conditions naturelles (le sol et le climat) de la région de Darjeeling qui justifient l’extraordinaire qualité des thés qui y sont produits.On peut distinguer 3 périodes de cueillettes :
Les first flush correspondent à la première cueillette du 15 avril au 31 mai : Thé léger ayant beaucoup d’arôme. On y distingue une note d’astringence. Autre caractéristique la feuille prend une couleur verte une fois infusée. Les second flush, à la deuxième cueillette, du 15 juin au 15 août : Elle donne de très belles feuilles de couleur brune. La feuille infusée est brillante et cuivrée, signe de très bonne qualité. La liqueur est aromatique, pleine en bouche.Les thés d’automne sont cueillis du 1ier novembre à la mi-décembre. L’apparence de cette récolte est nettement moins jolie que les 2 cueillettes précédentes. Les feuilles sont plus grosses et contiennent des petits morceaux de tiges. Cependant la liqueur est plus corsée avec un arôme plus développé.
Matcha :
La dégustation du thé vert en poudre à été introduite au Japon au 12ème siècle, par des moines bouddhistes qui avaient fait leurs études dans les monastères chinois. Le thé soutenait les moines dans leurs exercices de méditation et leur servait de remède. Ce thé est réduit en poudre par le broyage de ses feuilles par des meules en pierres. Il est battu avec un fouet en bois après l’avoir fait infuser. Cela produit un liquide vert et mousseux « appelé mousse de jade », parfois assez épais et souvent amer tel qu’il est encore consommé au Japon lors de la Cérémonie du Thé (Cha No Yu ou Chado). Ce thé de la période dite " romantique " se boit dans des porcelaines bleues ou brunes.
Fumé :
La guerre de l’opium aurait permis de découvrir le thé fumé inventé par les Anglais à la suite d’un incident. En effet, les Chinois révoltés contre le trafic de l’opium opéré à leurs dépens par les puissances occidentales, décidèrent de jeter à l’eau toute une cargaison de cette drogue.
Or, pour une fois, il s’agissait de thé. Les marins récupérèrent les ballots flottant dans l’eau de mer et, afin de ne pas perdre la cargaison, mirent ce thé à sécher sur des clayettes. Pour accélérer le séchage ils allumèrent un feu en dessous en récupérant du bois de flottage.
Par dérision ils nommèrent ce thé Impérial Souchong puis l’expédièrent en Angleterre... où il connut un succès sans précèdent jusqu'à la cour royale. A la suite de ce retournement de situation les négociants chinois furent contraints, à leur tour, de fumer leur thé. Cela leur permit d’écouler de vieux stocks invendables mais qui, à leur tour, connurent un grand succès en Occident.
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